Notre refondation

Préambule

Après une année de remise en question et de déconstruction ardue mais nécessaire, place à une année 2015 d’envies et de construction au sein d’une nouvelle coopérative :

Le Contrepied !

Nous, Anthony Brault, Stéphane Furet, Régis Leprêtre, Sylvie Tuaillon-Plancke, Gaël Tanguy – anciens associés du Pavé - et Brenda Mager, de l’Association Les Allants Vers… , fondons cette nouvelle coopérative d’éducation populaire politique.

Notre visée : l’éducation populaire politique comme moyen de comprendre et d’agir

  • Nous nous retrouvons collectivement autour d’un attachement fort à l’autogestion, à la coopération, aux méthodes pédagogiques actives, à l’importance de l’expérimentation, à la création et au renforcement de contre-pouvoirs, au travail indispensable et permanent de la démocratie, à l’exercice de la critique et au développement d’une pensée complexe.
  • Nous voulons outiller pour développer le pouvoir de comprendre et d’agir, partager les expériences, nous rappeler que nombreux sont les combats qui aboutissent et que d’autres attendent d’être menés, pour rendre la part belle à toutes les personnes qui bougent, initient, testent....et aussi pouvoir nous en inspirer.
  • Nous visons la transformation sociale par la conscientisation, l’émancipation, la multiplication des alternatives, la valorisation des petites et grandes victoires.
  • Nous reconnaissons tout ce que nous devons à ce qui, dans l’histoire, a été constitutif de l’éducation populaire politique : mouvements, analyses, combats, méthodes…
  • Nous voulons développer les alliances avec des collectifs proches politiquement et géographiquement, en partageant plus ouvertement réflexions, outils et stratégies de transformation sociale. Il s’agit bien de faire mouvement pour continuer à inventer l’éducation populaire du XXIème siècle.

Nos priorités

Une autogestion constructive et stabilisée

  • Après 7 années d’expérimentations et de déconstructions permanentes de notre fonctionnement, nous décidons de choisir parmi les modèles autogestionnaires vécus, celui qui nous semble le plus adapté à notre coopérative, et de le stabiliser.
  • Nous mandatons deux personnes en cogestion de la coopérative, et répartissons les responsabilités collectives – administration, gestion financière, communication, et autres – sur tous les travailleurs, participant ainsi tous à égalité à la conception et l’évolution des mandats donnés à chacun.
  • Nous remettons en cause notre parti-pris de non spécialisation des tâches, qui peut produire de la souffrance ou du sentiment d’illégitimité dès lors que les compétences font défaut ou que la transmission de tâches n’a pas été correctement effectuée.
  • Les fonctions de formation, d’accompagnement sur site, d’interventions dans des collectifs, restent pour chaque membre de l’équipe le cœur de notre métier.
  • Nous replaçons l’autogestion de la coopérative comme un moyen donné à chaque personne salariée d’être collectivement propriétaire de l’outil de travail et directement décisionnaire de son évolution. Cette autogestion vise à être moins énergivore, pour dégager du temps à ce qui a pu être délaissé dans l’aventure du Pavé : l’analyse et le perfectionnement de nos pratiques professionnelles.

Un travail d’analyse de nos pratiques pédagogiques

  • Nous souhaitons nous donner les moyens de mieux définir ce qui constitue les fondements de ce métier d’éducateur populaire politique bricolé et déconstruit en permanence depuis 7 ans, pour continuer à le construire et à le faire reconnaître.
  • Il s’agit pour nous, de prendre le temps de tirer des enseignements de nos interventions et de les capitaliser au sein de l’équipe, de décrire précisément nos pratiques professionnelles en vue de les théoriser dans des temps dédiés d’analyse.
  • Notre envie est aussi de partager avec d’autres, qui agissent et se revendiquent de cette même éducation populaire politique, pour confronter et enrichir nos pratiques.

La prise en compte du bien être au travail

  • Les objectifs ambitieux et nombreux portés par le Pavé n’ont pu être globalement tenus qu’au prix d’un surtravail conséquent, permanent, invisible et aliénant. A chaque fois que des marges de manœuvre ont été dégagées au fil de cette aventure, par des gains de iliser.
    productivité ou des hausses de tarifs, elles ont toujours été utilisées à de nouvelles activités plutôt qu’au soulagement de ce surtravail, produisant souffrance et épuisement professionnel.
  • Les appétits de chacun orientent notre nouvelle coopérative vers un modèle où le temps partiel sera majoritaire. Il en va de nos équilibres personnels, mais aussi de notre possibilité de nous investir hors temps de travail où bon nous semble.
  • Il s’agit enfin d’aménager des postes dans l’équipe, -que ce soit au niveau du temps de travail, des activités, de la productivité, des responsabilités - qui soient adaptés à chacune et chacun, et facilitent la coopération et la valorisation de tous les membres de notre collectif.

Faire réseau en Bretagne

  • Si par le passé nous avons beaucoup oeuvré à développer La Grenaille, le réseau des SCOP d’éducation populaire, avec les collègues de Toulouse, Tours et Grenoble, l’énergie que nous y avons consacrée l’a été, sans doute, au détriment de collectifs plus proches géographiquement.
  • Nous restons engagés dans La Grenaille, mais parce qu’en Bretagne les initiatives fourmillent, il est temps pour nous de rejoindre et de nous impliquer dans des réseaux plus locaux, pour bâtir avec d’autres, confronter nos pratiques pédagogiques et ce que l’on met, chacune et chacun, derrière « éducation populaire », co-animer des formations ou interventions, monter ensemble des événements politiques et joyeux…

Nous avons hâte de vous associer à cette nouvelle aventure !