Plus que jamais éducateurs populaires

Plus que jamais éducateurs populaires !

D’abord, nous nous revendiquons héritiers du Pavé, héritiers de cette aventure commencée en 2007 à l’issue d’une recherche action de 3 ans qui nous a amenés à vouloir créer un outil de travail coopératif, autogestionnaire, égalitaire, utopiste, anticapitaliste…Cette expérience a été riche d’apprentissages, d’espoirs, de rencontres par centaines, de kilomètres par milliers ! Elle a été rude aussi, parce que l’autogestion, c’est pas simple tous les jours, et que certains des travers de la société que nous dénoncions, nous n’avons pas réussi totalement à nous en émanciper.

Et parce nous avons le sentiment d’avoir souvent ranimé l’espoir d’une éducation populaire politique et émancipatrice, nous n’avons pas envie de lâcher le morceau ! La transformation sociale reste notre objectif, et y’a du boulot, non ??

Mais éducateur populaire, ça veut dire quoi au fait, puisque nous nous en revendiquons. Pendant ces 7 années, nous avons expérimenté lors d’interventions en formation, en ateliers, en accompagnement d’équipes…et on a envie de mutualiser tout ça pour mieux définir ce métier qui est le notre. Mieux définir pour mieux agir, pour mieux transmettre, pour que ça ne se perde pas en chemin. On a commencé à y travailler en séminaire d’analyse de pratiques pédagogiques, et on va continuer, on vous tient au courant.

A part ça, ce qu’on garde et qu’on réaffirme, c’est

• un travail sur les « histoires de vie », comme éléments d’éclairage des pratiques et des postures professionnelles parce que nous voulons que les « agents » (re)deviennent des « acteurs », parce que ces acteurs ont tous une histoire qui a produit leurs représentations, qui a façonné leurs valeurs.

• qu’il faut du temps pour établir la confiance, s’entendre sur les mots, analyser les pratiques, repérer les contradictions, construire du sens. Alors Le Contrepied privilégie des interventions dans la durée, en tout cas non définies dans ou par l’urgence.

• que les alliances sont nécessaires, parce que l’on ne transforme rien tout seul. Le Contrepied centre ses interventions sur des territoires définis, si possible en proximité géographique, et dans des équipes de travail volontaires, pour fédérer des résistances, participer à la convergence des luttes, s’outiller collectivement pour transformer le réel

• qu’aucun secteur de l’action publique n’est étanche, qu’on ne peut construire une politique jeunesse sans la relier à celle de l’enfance, de la culture, de l’action sociale ou du logement, nous voulons privilégier la transversalité à l’approche sectorielle, la diversité des statuts des participants à leur homogénéité