Pourquoi je ne serai jamais Louis Fernandez...une autre histoire du sport

Conférence gesticulée de et par Anthony Pouliquen

Mot magique par excellence, le sport est devenu en quelques décennies la solution à tous les problèmes, le remède universel : l’éducation ne réussit pas ? Le sport arrive en sauveur. La paix est en danger ? Le sport fait barrage. La lutte contre l’obésité devient enjeu de santé publique ? Le sport vient à la rescousse. Notre modèle d’intégration est remis en cause ? Le sport est convoqué. Rappelons-nous par exemple la propagande sur la France des différences et de l’intégration après la victoire des Bleus à la coupe du monde de foot en 1998 ! Quel discours aujourd’hui, qu’il soit politique, médical ou publicitaire, sincère ou calculé ne nous vante-t-il pas les vertus du sport, ses bienfaits, ses valeurs ?

Pourtant quand on pousse le rideau et qu’on s’invite dans les coulisses du sport, la réalité se veut moins rose. Né avec le capitalisme, le sport en défend l’idéologie et les principes : la lutte des uns contre les autres, le culte de la performance, la mise sur la touche des faibles au profit des forts etc. Gagné par l’idéologie de la gagne, le sport exclut parfois plus qu’il n’intègre, casse plus qu’il ne répare... Les affaires de dopage ou d’entraînement intensif précoce sont là pour nous rappeler ce qu’est l’envers du décor sportif.

Est-il possible aujourd’hui de rompre avec l’approximation angélique qui présente le sport comme éminemment vertueux et de se livrer à une analyse critique du phénomène sportif ? C’est à cet exercice que s’essaye un ancien sportif, aujourd’hui repenti. Avec humour et auto-dérision, il explique pourquoi il a lâché le sport et pourquoi il ne se sera jamais Luis Fernandez...