Présentation du Contrepied

Le Contrepied est une coopérative d’éducation populaire qui forme et accompagne des personnes et des structures, avec les principes et les méthodes de l’éducation populaire.

Le Contrepied a pour ambition de renforcer le pouvoir d’agir et de lutter contre le sentiment d’impuissance, d’animer les conflits plutôt que de laisser place à la confrontation ou à la résignation, d’accompagner le questionnement de chacun sur son rapport au pouvoir et au collectif, d’autoriser une pensée complexe et de développer des stratégies adéquates.

- I - Nos Activités

Formations
Sur un ou plusieurs regroupements de quelques jours, nos formations proposent de découvrir et d’expérimenter des pratiques d’éducation populaire, de s’approprier des grilles d’analyse réhabilitant tout à la fois le conflit et la coopération, la transformation personnelle et la transformation sociale, une vigilance à toutes les formes de domination et un renforcement du pouvoir d’agir.

Interventions
Pour partager nos pratiques et nos recherches auprès d’une équipe constituée, nous formons à nos outils et méthodes par des expérimentations dans le contexte réel de l’équipe, accompagner sa réflexion sur le sens de ses actions, ou sa relation aux adhérents, aux permanents, ou aux publics qu’elle vise, animer des conflits pour les rendre constructifs et transformateurs des pratiques en cours.

Productions coopératives
Par ses analyses de pratiques professionnelles, par son ouverture à des alliés locaux ou plus lointains, praticiens comme théoriciens, Le Contrepied souhaite témoigner de son exercice du métier d’éducatrice et d’éducateur populaire politique. Il se dote d’un laboratoire de recherche-action visant à rendre compte de ses témoignages et analyses par la création de revues et de DVD pédagogiques et par la participation ou l’organisation d’événements d’éducation populaire.

Conférences gesticulées
Objet hybride entre le spectacle et la conférence, la conférence gesticulée mélange des savoirs « chauds » — vécu personnel, expériences professionnelles, anecdotes — et des « savoirs froids », plus théoriques. Nous en jouons nous-mêmes un certain nombre, en proposons bien plus, issues de notre réseau, et accompagnons les individus ou les groupes tentés par cette aventure.

- II - NOS FONDAMENTAUX

-* La conscientisation
Comprendre les mécanismes à l’œuvre dans nos contextes bénévoles ou professionnels est indispensable à quiconque souhaite ne pas s’y soumettre. Cela nécessite d’abord de se raconter nos histoires, de faire des analyses éclairées de nos savoirs chauds comme de nos savoirs froids, de se cultiver de tentatives de transformation de ces mécanismes faites ailleurs ou avant.

-* L’émancipation

Trop souvent nous confondons conflit et confrontation, pouvoir et domination, stratégie et manipulation. Il nous est alors difficile d’élaborer des résistances efficaces à une quelconque forme de domination sociale ou d’organiser un contre-pouvoir face à (n’importe quelle) toute forme d’exploitation. Nous proposons de les dévoiler et de nous entraîner à les contrer.

-* Le pouvoir d’agir

Les contraintes extérieures poussent souvent au statu quo et à la passivité. Il s’agit d’identifier nos marges de manœuvre et de travailler nos stratégies. Expérimenter des méthodes plutôt que de se les voir simplement expliquer. Nommer nos ressentis plutôt que de les subir. Comme le propose Augusto Boal, fondateur du théâtre de l’opprimé, "tuons les flics qu’on a dans la tête".

-* La transformation personnelle et sociale

Notre pédagogie comme notre désir politique, ce qui nous meut et nous émeut, c’est l’entraide pour agir sur le monde, avec justesse, humilité et détermination. Si notre monde ne va pas bien, il est difficile de s’en innocenter totalement. Pour s’éviter l’auto-flagellation, un activisme inoffensif et usant, et la résignation désabusée, il nous faudra sans doute aussi agir sur nous-mêmes. Et ainsi faire partie de la solution.

- III - NOS PRINCIPES D’INTERVENTION

-* Privilégier le vécu sur le prévu

Si nos interventions sont préparées, elles répondent « in-situ » avant tout au vécu des personnes et du groupe, à ses besoins, aux échanges et aux intérêts exprimés, aux questions et aux difficultés. Ce qui nécessite un recueil régulier des ressentis mais surtout à un travail d’observation, raison pour laquelle nous intervenons toujours en binôme.

-* Partir des stagiaires

Les premiers temps de nos interventions consistent à partager des récits d’expérience apportés par les stagiaires de nos formations. Les apports font la part belle aux réactions et aux débats des stagiaires. Les derniers temps explorent les utilisations possibles des apports du stage dans leurs contextes réels.

-* Favoriser l’expérimentation

C’est souvent l’isolement, le manque de légitimité ou de cadre pour agir qui empêche des changements de se produire, bien plus qu’un manque de savoir-faire. Pour échapper à ce constat, la tentation de la recette magique est toujours grande. Les outils que nous proposons sont expérimentés et critiqués collectivement pendant le stage, pour les utiliser en sachant les adapter à leur contexte.

-* Penser complexe

Passer directement des faits aux solutions ne résout pas grand chose. Accepter que la vérité a de multiples visages est difficile. S’y refuser, c’est abdiquer sur tout changement en profondeur. Pour penser complexe, nous privilégions le pragmatisme à l’idéologie et utilisons notamment les démarches de l’analyse institutionnelle et de l’entraînement mental.

-* Orienter vers l’action

Si l’analyse est indispensable, ce n’est pas pour s’y complaire mais bien pour que nous soyons plus déterminés à changer notre monde. Définir une stratégie est un savoir précieux qu’il nous faut travailler, encore faut-il être en mesure de la mettre en œuvre. C’est le but affiché des temps de chantiers, basés sur des situations apportées par les stagiaires.

Le CONTREPIED - 10, basse rue - 35 250 ST GERMAIN SUR ILLE –
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