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Le certificat de nationalité française CNF authentifie de la nationalité, au cas où la nationalité française d’une personne pourtant détenteur d’une pièce d’identité est remise en question. Lorsque la délivrance de ce certificat est rejetée, il est possible d’envisager d’autres solutions. Que faire donc en cas de refus d’un certificat de nationalité française de l’article 30 3 ?

Les démarches a effectué en cas de refus CNF article 30 3

La demande du certificat de nationalité française CNF s’effectue au tribunal d’instance situé dans le ressort du domicile du demandeur. Pour ceux qui sont nés à l’étranger, elle peut être faite au service de nationalité des Français nés hors de France. Lorsque la demande connait un refus de délivrance du CNF, deux démarches que sont le recours gracieux et le recours contentieux sont envisageables.

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Recours gracieux en cas de refus CNF article 30 3

Ce recours s’effectue auprès du Ministère de la Justice en cas de refus CNF. Une demande par courrier recommandé doit être envoyée à ce ministère. Cette demande doit contenir un avis de réception du dossier de demande CNF au tribunal, la décision de refus CNF, les pièces précédemment demandées pour le dossier de base. Cette démarche ne conteste pas les raisons mentionnées pour le refus CNF, il s’agit juste de reprendre les arguments établissant la nationalité française point par point.

Recours contentieux après le refus CNF article 30 3

Le recours contentieux survient en cas d’échec du recours gracieux. Pour cette démarche, c’est le tribunal de grande instance du lieu de résidence du demandeur qui est compétent et il est nécessaire de se faire représenter par un avocat. En raison la complexité du problème, il est recommandé de solliciter les services d’un avocat spécialisé dans le domaine.

L’avocat doit en effet préparer une assignation qui sera délivrée par huissier de justice au procureur et qui sera enregistrée au tribunal. Un jugement sera rendu à l’issue de la procédure et vaudra preuve de la nationalité française. Ce qui rend inutile l’obtention du CNF. À noter que la démarche d’un recours contentieux est parfois très longue. Au tribunal de grande instance de Paris par exemple, elle dure en moyenne 18 mois et parfois plus.

Refus CNF article 30 3 : quel délai pour effectuer un recours ?

Il n’y a pas de délai pour effectuer une procédure de recours contre une décision de refus CNF. Que ce soit un recours gracieux ou un recours contentieux, le demandeur d’un CNF n’est pas contraint par une durée à respecter. Toutefois, pour démontrer sa nationalité par filiation, il est important de considérer la prescription cinquantenaire qui risque ou non de faire opposition.

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Aussi, pour le recours contentieux, il est primordial d’être en étroite assistance avec son avocat. Ce recours nécessite en réalité de nombreux documents pour l’établissement de la nationalité française. Il faut être donc très réactif, durant toute la durée de la procédure, pour fournir ces documents en cas de besoin. Il peut s’agit des actes d’état civil, de la preuve de la possession d’état de français, des actes de naissance, etc.

En conclusion, le certificat de nationalité française justifie la nationalité d’une personne dont la nationalité est remise en question malgré qu’elle détienne une pièce d’identité.  Dans les conditions de refus CNF, deux recours sont réalisables pour un retour à la normale. Le recours gracieux au ministère de la Justice et le recours contentieux au tribunal de grande instance avec assistance d’un avocat.

Les raisons possibles du refus de certificat de nationalité française

Le refus de certificat de nationalité française peut être motivé par plusieurs raisons.

La preuve de la nationalité française n’est pas établie

Le certificat de nationalité française est délivré uniquement aux personnes qui sont de nationalité française. Si la preuve de la nationalité française n’est pas établie, le refus de certificat peut être justifié. Par exemple, si les parents de la personne concernée n’ont pas été en mesure de fournir les documents nécessaires pour prouver la nationalité française de leur enfant.

La nationalité française a été perdue

La nationalité française peut être perdue dans certains cas, par exemple si une personne naturalisée française a acquis une autre nationalité et a renoncé à sa nationalité française. Si la personne concernée ne peut pas prouver qu’elle a conservé sa nationalité française, le refus de certificat peut être justifié.

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La personne concernée a commis des actes contraires à la nationalité française

Si la personne concernée a commis des actes contraires à la nationalité française, tels que des actes terroristes ou des crimes contre l’humanité, le refus de certificat peut être justifié.

Le mariage de complaisance

Le mariage de complaisance est un mariage contracté dans le seul but d’obtenir la nationalité française. Si le procureur de la République a des doutes sur la validité du mariage, il peut s’opposer à la délivrance du certificat de nationalité française.

Les fausses déclarations

Si la personne concernée a fait des fausses déclarations pour obtenir la nationalité française, le refus de certificat peut être justifié.

Conseils utiles en cas de refus de certificat de nationalité française

Si le certificat de nationalité française est refusé, il est important de ne pas perdre espoir et de se battre pour faire valoir ses droits. Voici quelques conseils utiles :

Faire appel à un avocat spécialisé en droit de la nationalité française

Un avocat spécialisé en droit de la nationalité française pourra conseiller la personne concernée sur les recours possibles et l’assister dans la procédure de contestation.

Rassembler les preuves nécessaires

Il est important de rassembler les preuves nécessaires pour justifier la nationalité française de la personne concernée. Ces preuves peuvent être des actes d’état civil, des certificats de nationalité française des parents, des documents relatifs à la naturalisation, etc.

Ne pas hésiter à contacter les autorités compétentes

Si la personne concernée rencontre des difficultés pour obtenir les documents nécessaires, il est possible de contacter les autorités compétentes pour demander leur assistance.

Être patient

La procédure de contestation peut être longue et complexe, il est donc important de faire preuve de patience et de persévérance.

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