Le Contrepied, c’est fini !

Le Contrepied a fermé ses portes.
Ce site ne sera plus enrichi.
Nous vous souhaitons une bonne suite !

Nous espérions que 2020 soit la fin, ou peut-être le début de la fin de cette course effrénée vers toujours plus, où le plus dominant écrase, en toute impunité, tout ce qui peut lui faire ombrage.

2020 sera aussi l’année de la fin du Contrepied. La Scop ferme ses portes fin décembre. L’Assemblée générale extraordinaire du 19 octobre a entériné la décision de mettre fin à la Scop.

Plusieurs facteurs ont conduit à cette décision :

- Des tensions financières depuis quelques années : en effet, pas simple d’avoir un résultat comptable positif sans s’auto-exploiter et y laisser des plumes.

- Une équipe réduite : trop réduite pour le volume d’activités que l’on a, trop réduite pour se nourrir de nouveauté et conserver un enthousiasme.

- Une réforme de la formation professionnelle fragilisante : elle exigerait de nous un important travail administratif pour nous mettre dans les clous d’un système de suivi d’employabilité que nous ne cautionnons pas.

- Un programme d’activité rendu incertain par la gestion du coronavirus : après six mois de quasi inactivité, avec la deuxième vague des actions et des stages continuent à être annulés.

- L’échec à travailler des dysfonctionnements internes : nous n’avons pas suffisamment travaillé les asymétries et les dominations présentes au sein de la scop, ce qui a entraîné des tensions dans l’équipe.

Pendant toutes ces années nous avons pris plaisir à travailler avec vous, et avec d’autres. Nous avons toujours essayé d’être l’œil extérieur qui interroge, qui pointe, qui chatouille, d’être la ressource extérieure qui met en relief, qui systématise, qui apporte son point de vue. Et nous avons eu des questionnements, des remises en question, des satisfactions, des colères, des incompréhensions, des désaccords, des rires, des pleurs, de la joie.

Nous avons cherché à travailler la contradiction, à affirmer l’esprit critique, à développer la démocratie, pour participer à ce que chacun-e ait sa place dans les différentes formes sociales, à partir d’une relation à 2 jusqu’à une société de 68 millions d’habitant-e-s, en passant par des associations, des syndicats, des centres sociaux, des entreprises, des collectifs informels.

C’est ce qui nous porte et on vous souhaite, on nous souhaite, de poursuivre cette recherche. Les systèmes de domination actuels sont bien ancrés et les combats à mener sont nombreux.

Chacun-e choisira lequel(s) lui semble prioritaire(s) et nous vous souhaitons de pouvoir vous y investir avec joie et détermination !